La méditation du jeudi 17 décembre

proposée par Pierre Hégo, diacre

Pierre Hego Pierre Hego  

Merci Seigneur pour ton Amour infini !

L’Avent ! Quelle belle période que ce temps de préparation à l’avènement de ce petit enfant qui deviendra grand, même très grand ! Dieu nous l’a envoyé comme un cadeau, il nous a fait cette immense grâce de montrer une fois de plus sa proximité avec nous, les hommes de cette terre, son incomparable amour.

« Aimer, c’est tout donner », nous rappelait Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

Ce témoignage d’amour, nous le retrouvons dans l’évangile du jour, certes de prime abord, assez déroutant. La généalogie de « Jésus, que l’on appelle Christ », fils de David, fils d’Abraham, nous semblerait, a priori, assez rébarbative. Et pourtant, au-delà des mots, au-delà du texte littéral, celui-ci nous aide à comprendre que nous ne sommes pas seuls, qu’il y a un alpha et qu’il y a un oméga.

L’alpha : C’est ce que nous sommes et aussi ce que nous sommes devenus. Nous avons bénéficié de certains acquis notamment familiaux ou de proches, de traditions, de coutumes. Nous avons construit notre foi, l’avons confortée, et cela en toute liberté.

L’Amour de Dieu est infini. Mais alors, qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ? Et depuis tant de générations ? La réponse est au cœur de chacun de nous. Mais il n’est pas prétentieux de dire que le message essentiel de notre relation à Dieu nous révèle une infinie proximité et une douce intimité.

L’oméga : C’est ce que nous allons transmettre, avec nos certitudes et aussi nos doutes. C’est notre devenir propre ainsi que celui de l’Eglise.

L’aboutissement est bien le salut des âmes. Pour nous y aider, nous avons des armes indéfectibles, ou plutôt des dons qui nous sont mis à disposition : l’Espérance, la Confiance et la Charité. Usons et abusons de ceux-ci !

J’aime ce Dieu qui nous donne la joie toujours plus grande de le chercher encore après l’avoir trouvé à travers la complexité des événements de la vie.

Je crois en Dieu qui sera au rendez-vous à ma dernière heure, mais qui, à tout instant, est au rendez-vous de ce que je vis, au rendez-vous de mes joies comme de mes souffrances. Un Dieu présent, avec qui je marche en inventant le chemin de la vie et avec qui, dans la complicité de mes faiblesses, je réorganise constamment, à toutes les étapes de la vie, mes raisons de croire, d’espérer et d’aimer. Ce Dieu-là, c’est le mien, qui me choisit, me pardonne et me repardonne. Je ne l’invente pas. Il n’est pas un Dieu rêvé ou, pire, supposé.

C’est le Dieu que je célèbre dans ma foi. Un Dieu que j’ai reçu dans la foi de ma famille, que mes parents m’ont donné, un Dieu libre qui engendre la liberté dans les cœurs.

Il me revient ce chant d’Odette Vercruysse : Si tu savais

1/ Si tu savais le don de Dieu,

Ton cœur ne cesserait de chanter sa gloire

Ta vie ne cesserait de chanter sa vie.

Ref :    Sur les routes du monde, tu t’en iras chantant !

Puisque la terre est ronde, tu reviendras souvent.

2/ Si tu savais le don de Dieu

Ton cœur éclaterait d’une joie immense;

Ta vie entre ses mains deviendrait sa vie.

En ce temps d’Avent je vous propose de conclure par les antiennes des psaumes des Laudes : Voici notre Dieu, ! Voici le Seigneur Dieu ! Il vient celui que les peuples désirent ! La maison du Seigneur va resplendir de gloire !

Je te rends grâce, Seigneur, pour ton Amour infini !

                                                                                                                      Amen

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L'arbre de Jussé

(France, fin du XVème siècle - Paris, Arsenal, manuscrit 416 f°7)

Arbre de Jesse Arbre de Jesse  

(Cliquer sur ou toucher l'image pour l'agrandir)

 il représente l'arbre généalogique présumé de Jésus de Nazareth

 à partir de Jessé, père du roi David. (Isaïe (11, 1-2) ou Matthieu (1, 1 16))

Article publié par Doyenné cambrai • Publié le Jeudi 17 décembre 2020 • 419 visites

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