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Paroisses de Cambrai

Mgr Garnier présente Fénelon

dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville

le Dimanche 14 déc 2014

Lors de la séance solennelle de la société d’Emulation de Cambrai, Monseigneur Garnier, archevêque de Cambrai, dresse le portrait de son illustre prédécesseur :

 

François de Salignac de la Mothe-Fénelon, dit Fénelon

 

FENELON 2 FENELON 2   FENELON TOMBEAU 2 FENELON TOMBEAU 2  

Dans son préliminaire, Mgr rappelle à quel point, il est attaché à la cathédrale qui renferme de nombreux trésors, parmi lesquels le tombeau de Fénelon réalisé par le sculpteur David d’Angers inaugurée le 16 janvier 1826.

 

De sa naissance à sa rencontre avec Madame Guyon :

Né le 6 août 1651 dans le Périgord, il est destiné à l’Eglise, il devient prêtre à 26 ans.

A cette période, le clergé est le premier ordre du royaume, c’est le roi qui nomme les évêques. L’Eglise est très riche, elle compte 20 millions de fidèles (sur 21 millions d’habitants, NDLR), mais 1 million de français appartiennent à la « religion prétendue réformée », ce qui contrarie Louis XIV, il favorise leur conversion, même par la force. Fénelon est chargé de l’éducation des jeunes « converties ». Sur recommandation de Bossuet, évêque de Meaux, il est nommé précepteur d’abord du duc de Bourgogne, premier petit-fils du roi, -enfant au caractère impétueux-, puis du duc d’Anjou et du duc de Berry, ses autres petits-fils.

Puis, la situation financière de la France devient précaire, 1692 est une année difficile pour le royaume, l’hiver froid affame le peuple. Fénelon écrit au roi pour lui reprocher de ne pas soulager les souffrances des pauvres gens. Cette lettre n’est pas appréciée du roi qui l’a reçue tardivement, et en 1695, il nomme Fénelon archevêque du diocèse de Cambrai qui s’étend jusqu’à Anvers. Celui-ci sort de sa précarité financière.

FENELON MME GUYON FENELON MME GUYON  

Madame Guyon (1648-1717), est une femme de grande piété, qui a des visions, qui est très exaltée, adepte de Sainte-Jeanne de Chantal et Saint-François de Sales. Elle est mère de 5 enfants et quand son mari meurt alors qu’elle a 28 ans, elle a la révélation du « pur amour pour Dieu » Elle quitte ses enfants et renonce à sa rente et se rend à Annecy dans une communauté qu’elle exalte ? Elle est obligée de quitter son diocèse et rentre à Paris où elle se fait des disciples dont Fénelon qu’elle rencontre en 1689. Ils s’échangent des lettres jusqu’en 1695. Tous deux désirent la perfection et aspirent à l’amour pur envers Dieu. Fénelon veut faire rentrer Mme Guyon à Saint-Cyr, l’école de filles créée par Madame de Maintenon. Mais désordre et désobéissance s’installent dans l’école. Elle est accusée de quiétisme. Mgr de Chartres s’inquiète et dénonce Mme Guyon qui est interdite à St Cyr.

 

Fénelon se tourne alors vers Bossuet et lui demande de lire les FENELON BOSSUET FENELON BOSSUET  ouvrages de Mme Guyon. L’évêque de Maux représente l’Eglise de France. Mme Guyon se dit l’égale de la mère de Dieu, se croit dans un état apostolique. Elle veut qu’on lui fasse justice. Louis XIV craint une hérésie. Six commissaires sont nommés, ils sont les amis de Fénelon pendant quelques mois, leur travail est difficile car ils aiment tous Fénelon. Les grands mystiques ne sont pas connus de Bossuet qui critique les formes du quiétisme. Fénelon accepte les conclusions des commissaires : 3 écrits de Mme Guyon sont condamnés. Bossuet croit Fénelon « rangé » à ses thèses. Mme Guyon peut quitter le couvent où elle était retenue, mais elle ne se soumet pas, elle s’installe sous des noms d’emprunt. Bossuet est blessé et le 24 décembre 1695, Mme Guyon est arrêtée au château de Vincennes. Panique à Versailles on craint une hérésie et Louis XIV réagit. Fénelon ne condamne pas Mme Guyon et s’attaque à Bossuet, tentative vaine. Le ton des lettres entre Fénelon et Bossuet change.

 

L’affaire parvient à Rome.

Louis XIV estime Fénelon mais ne l’aime pas, il ne connait rien à la théologie et Fénelon. Celui-ci décide de confier la lecture de son livre : Explication des maximes des saints sur la vie intérieure », à Rome, il s’en remet au pape. Le roi écrit au pape, sous la dictée de Bossuet pour lui dire que le livre est mauvais. Louis XIV interdit à Fénelon de quitter Cambrai. Bossuet envoie une lettre au pape, en parlant d’un possible schisme, Fénelon serait-il un nouveau Luther ? Bossuet écrit un livre sur Mme Guyon, on se gosse d’elle à la cour. Un jugement donne raison à Fénelon. Mais la querelle théologique devient politique : le roi supplie le pape Innocent XII de condamner.

En 1696, Louis XIV prive Fénelon de ses appointements, il n’est plus précepteur, son livre est condamné par un « bref» du pape *condamnation légère, ce n’est pas une bulle précise Mgr Garnier, ce qui contente Bossuet. Le pape prend Fénelon pour un très bon archevêque. Le 25 mars 1699, Fénelon monte en chaire et annonce sa soumission au pape, le combat s’achève, le cygne est blessé par l’aigle de Meaux. « Nous n’avons plus rien à démêler »

 

A Cambrai, Fénelon est le plus humble des prélats. Sédentaire, il dort peu, se lève tôt, célèbre ses messes dans sa chapelle, le dimanche à la cathédrale. Il mène une vie simple, ascète ; il fait quelques promenades au cours des quelles il rencontre des paysans, fait des goûters champêtres. Il est doux et aimable avec ses domestiques, il est adoré de ses gens. En accord avec son clergé, il passe 9 mois à Cambrai et se repose le reste du temps au Cateau-Cambrésis notamment. Il mène une vie simple, sans doute est-il désabusé.

La guerre s’est installée à partir de 1698, (bataille de Malplaquet entre Mons et Maubeuge en 1709). Il ouvre son palais aux blessés, aide les officiers de l’armée ennemie, il nourrit les troupes. .

Le 1er janvier 1715, son carrosse est renversé, s’ensuit une forte fièvre, un médecin de Paris, nommé Chirac, vient à son chevet et le voit mourir le 7 janvier à 5 h 15.

 

Fénelon a été vénéré des grands et des petits, humble, modeste et désintéressé conclut Mgr Garnier.

Article publié par Doyenné cambrai • Publié Lundi 19 janvier 2015 • 1281 visites

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