Servir l'économie et l'homme

Conférence de Cécile Renouard

Prés de 300 personnes, aux responsabilités économiques et sociales diverses, sont venues écouter Cécile Renouard.

Religieuse de l’Assomption, Cécile Renouard a une bonne expérience  de l’économie mondiale et des multinationales, spécialement dans les pays du sud. Parmi ses ouvrages en collaboration : « Vingt propositions pour réformer le capitalisme » -Ed. Flammarion, a été largement cité. Enseignante et chercheuse au plus haut niveau, elle illustre ses propos de situations concrètes. Sa réflexion s’est faite en trois temps :

 

1 ) La crise d’aujourd’hui, est-ce si grave ? 

Oui, c’est grave. Le capitalisme financier mondialisé augmente les inégalités. L’optimisation des profits immédiats accentue la crise écologique.

Les responsabilités de l’entreprise s’exercent dans 4 domaines :

  •  Economique et financière, avec une prise en compte vraie de la fiscalité. Chez les multinationales plus de la moitié échappe aux Etats.
  • Sociale, vis-à-vis des salariés mais aussi des sous-traitants
  • Sociétale par l’impact sur l’environnement et la société.
  • Politique, en tant qu’acteur de la cité.

 

2 ) Le moteur ne peut être la croissance dans le modèle actuel.

         L’empreinte écologique, l’épuisement des ressources à court ou moyen terme obligent à inventer. Il faut déterminer de nouveaux indicateurs de richesses, car l’évolution actuelle n’est pas soutenable. Le projet est plus un projet de société que d’entreprises. Comment en prendre conscience ?

 

3 )  Nous avons tous quelque chose à faire.

         Sur la réduction des inégalités et dans le domaine éthique et spirituel.

         - Prise de risque sur des projets qui ont du sens, et nécessité de renouveler la confiance.

         - Elargir son espace intérieur : la vie n’a pas qu’un seul registre… polyphonie !

         - Prêtre, prophète et roi peut se traduire aujourd’hui par contemplatif, militant, leader.

         - Refonder la dimension sociale de nos vies.

 

Un ensemble de questions a permis de préciser et d’approfondir ce qui serait utile pour régler la finance qui tourne sur elle-même, renforcer la puissance publique, chercher un mode de gouvernance mondiale plus efficace.

 

La tâche est immense pour trouver les voies qui n’accentuent pas les changements climatiques dont les plus pauvres sont les premières victimes. En démocratie la volonté commune doit être appuyée par chacun. Se souvenir des propos de Gandhi : « Sois le changement que tu veux pour le monde. »

 

Les membres du groupe de réflexion catholique qui ont organisé cette conférence peuvent être heureux de cette soirée. Ils ont apporté à beaucoup un encouragement  dans toutes les situations où l’on veut mettre l’économie au service de l’homme.

 

Texte de Dominique Dewailly

 

Photos d'Arlette Lesaffre et Michel Courouble

Article publié par Doyenné cambrai • Publié le Vendredi 21 juin 2013 • 2038 visites

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