Le message du 16 avril du père Mathieu Dervaux

Chers paroissiens, chères paroissiennes,

 

Nous sommes dans notre 5ème semaine de confinement. Quelle situation inédite ! Qui aurait imaginé cela il y a deux mois… Pourtant le virus faisait déjà rage en Asie, et il commençait à apparaître en Europe. Mais nous n’y prêtions pas garde, ou si peu. Comme quoi, il faut vraiment faire l’expérience des choses pour que nous en prenions la mesure.

Ces jours-ci, je pense souvent à la parole de Jésus dans l’évangile de Matthieu : « En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme » (Mt 24, 38-39).

Dire que Jésus vient dans nos vies comme ce virus, comme un voleur ! « Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient » continue Jésus dans le même passage de l’Evangile.

Se préparer à la venue du Seigneur dans nos vies, c’est donc se préparer à être surpris, déroutés, c’est se mettre dans une attitude d’accueil, d’écoute et de vigilance.

Je vous souhaite cette attitude pendant le temps pascal jusqu’à la Pentecôte.

Dans l’Eglise catholique, nous négligeons souvent ce temps. Nous mettons beaucoup plus en valeur le carême, avec le sens de l’effort pour se convertir en se tournant vers le Seigneur.

Le temps pascal est tout aussi important, avec l’accueil du surgissement du Seigneur dans nos vies, de la puissance de la résurrection, de l’illumination intérieure.

Notre effort est important dans notre relation au Seigneur, mais il doit être ouvert à l’inattendu et confiant que la promesse du Seigneur s’accomplira, toujours d’une manière différente de celle que nous avions imaginée.

Dimanche prochain sera celui de la Divine Miséricorde, 2ème dimanche de Pâques, fête instituée par Saint Jean-Paul II en l’an 2000. Devant le crucifié-ressuscité, nous pourrons nous exclamer avec Saint Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Oui, le crucifié-ressuscité manifeste d’une manière éclatante la Divine Miséricorde. Avec Saint Thomas, osons contempler les plaies du Seigneur, osons les toucher, avec notre imagination et notre sensibilité. Dans ces plaies, nous sommes sauvés, délivrés de nos orgueils, de nos égoïsmes et de tout ce qui nous empêche d’aimer en vérité.

Monseigneur Dollman célébrera la messe de cette fête samedi soir, à 18h30, à la cathédrale, avec quelques prêtres et séminaristes de Cambrai. Cette messe sera retransmise en direct sur le site diocésain, cathocambrai.com, et sur la page facebook du diocèse.

Nous sommes unis dans la prière pour tous nos frères et sœurs malades et pour tous ceux qui luttent, d’une manière ou d’une autre, contre cette pandémie et pour la vie.

Ce matin, les funérailles de Marcel Bellot ont été célébrées à la Cathédrale. Nous pensons à son épouse, Jeanine, toujours dans le coma artificiel en réanimation, et à leurs enfants terriblement éprouvés.

Albert Leclerc va mieux. Il semble tiré d’affaire. Alléluia !

Le journal CAMERA de Pâques n’a pas pu être imprimé. Il est disponible sur le site internet du doyenné (www.paroissesdecambrai.com/dernier-camera-ligne.html).

En union par la pensée et la prière,

Bon temps pascal !

P. Mathieu Dervaux, votre curé

Article publié par Doyenné cambrai • Publié le Jeudi 16 avril 2020 • 452 visites

keyboard_arrow_up