La méditation du mercredi 11 novembre

proposée par Emmanuel Bastien, membre de l'équipe d'animation des paroisses.

Vous pouvez écouter Emmanuel qui lit son message en cliquant en bas de page sur "Enregistrement E. Bastien"

E. Bastien E. Bastien  

Nous sommes aujourd’hui le 11 Novembre. Spontanément, je pense Armistice, fin de la guerre, chemin vers la Paix, souvenirs de ceux qui ont combattu et qui y ont laissé leur vie. Mais aussi décisions prises par les généraux et les gouvernants de l’époque

Je pense aussi à Saint Martin que l’Église fête le 11 novembre. Il a rencontré le Christ à travers le pauvre auquel il a donné la moitié de son manteau. Alors c’est à la Fraternité que nous sommes appelés. C’est ce que nos paroisses veulent vivre au quotidien avec les personnes isolées ou souffrantes. Jésus, le premier, nous en a donné l’exemple. L’Évangile de ce jour en témoigne avec la guérison des dix lépreux.

Mais, nous sommes en 2020. Et le 11 novembre se situe en cette période sans doute difficile à vivre pour chacun d’entre nous entre pandémie et climat d’insécurité dû aux attentats. Quels choix pouvons-nous faire ? Quels risques devons-nous prendre ?

Le Père Franklin Parmentier, nouveau curé de la basilique Notre Dame de l’Assomption à Nice où s’est produit cet odieux attentat, dans l’interview qu’il a donnée et publiée par le Pèlerin (n°7197 du 5 novembre) nous exhorte au courage : « Je ne laisserai pas les terroristes gagner. Nous, chrétiens, avons déjà fait l’expérience du Christ mort sur la croix, comme un agneau qu’on mène à l’abattoir. Jésus a ouvert le tombeau. Il ne l’a pas fermé. Les chrétiens ne fermeront donc pas les églises qui sont des lieux de résurrection. Je sais que certains trouvent cela dangereux ou irresponsable. Mais si l’on pense que vivre, ce n’est pas prendre des risques, alors on ne vit pas. On subit ». Puis, il cite Mère Teresa : « La vie est un combat, accepte-le. La vie est une tragédie, lutte avec elle ».

Dans notre doyenné, des églises sont ouvertes. Qu’elles continuent à accueillir la prière de chacun !

Dans les textes de la messe du jour, j’ai aussi relevé les premières phrases de la lettre de saint Paul à Tite : « Bien-aimé, rappelle à tous qu’ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu’ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est bien ». Pas vraiment dans l’air du temps le début de ce rappel ! Être prêts à faire tout ce qui est bien, oui ! Mais être soumis aux gouvernants et aux autorités…

Alors, je me suis dit qu’il était important de suivre ce que le Pape François avait enseigné à ses diocésains, lorsqu’il était évêque de Buenos Aires : Prier avec les doigts de la main. Et aujourd’hui, j’ai retenu ce qu’il propose pour le majeur : « Le majeur est le plus grand doigt. Priez pour le Président, pour les députés, pour les entrepreneurs et pour les dirigeants. Ce sont eux qui dirigent le destin de notre pays (...) » (Texte complet téléchargeable en bas de page)

Enfin : Prier avec le psaume de ce jour, c’est affirmer notre confiance en notre Dieu.

« Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer.

Le Seigneur est mon berger :  je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,   il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.

Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer. »

Bonne journée à tous.

Page d'accueil : « Coucher de soleil sur le clocher de Saint Géry, le jeudi 5 novembre »

Article publié par Doyenné cambrai • Publié le Mercredi 11 novembre 2020 - 00h30 • 580 visites

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