La méditation du vendredi 20 novembre

proposée par Hélène Martinez, membre d'un groupe "Vivre & Aimer" et engagée dans l'éveil à la foi des enfants.

Eglise de Meschers sur Gironde Eglise de Meschers sur Gironde  

La famille Martinez a enregistré son message, vous pouvez l'entendre en cliquant sur "Audio-Martinez"

Bonjour à tous !

 

Nous avons pris cette semaine un temps de partage en famille sur l’Evangile de ce jour

(Luc 19, 45-48) :

En ce temps-là,
entré dans le Temple,
Jésus se mit à en expulser les vendeurs.
Il leur déclarait :
« Il est écrit :
Ma maison sera une maison de prière.
Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits
. »
Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner.
Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables,
cherchaient à le faire mourir,
mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ;
en effet, le peuple tout entier,
suspendu à ses lèvres, l’écoutait.

 

A la lecture du texte, nous imaginons la scène :

  • Dans le temple où Jésus vient prier et enseigner, des marchands d’animaux et des changeurs d’argent sont installés et font commerce dans un joyeux brouhaha. Ils vendent leurs animaux qui seront ensuite offerts en sacrifice à Dieu.
  • Jésus arrive et se met très en colère contre tous ceux qui sont là. Il n’est pas du tout content et il est très énervé.
  • Il a des mots très durs envers les marchands, les traite de brigands et leur dit qu’ils ont transformé sa maison de prière en caverne de bandits. Et il chasse tout le monde.
  • Jésus retrouve finalement son calme et peut reprendre son enseignement puisque « le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait ».

Marchands du temple Marchands du temple  

I : Pourquoi y a-t-il plein de marchands dans le temple ?

Ces marchands vendent aux fidèles de quoi faire des offrandes à Dieu. Mais cela devient du coup juste une occasion de faire du profit.

  • Et si notre offrande était plutôt le fruit de nos efforts du quotidien et non une façon d’ « acheter » Dieu pour obtenir de lui ce que nous voulons ?

II : Est-ce mal de se mettre en colère ?

La colère n’est ni bonne, ni mauvaise en soi ; c’est ce que nous en faisons pour en sortir qui nous entraîne vers le Bien ou vers le Mal, qui nous permet de garder la relation ou de causer douleurs et maux.

Nous sommes surpris de voir Jésus céder à la colère dans cet Evangile.
Jean Debruynne nous aide à comprendre cet emportement :
« Les gens venaient au temple pour passer leur commande à Dieu.
     - Dieu, donne-moi le beau temps pour mon blé !
     - Dieu, fais que mes affaires marchent bien !
     - Dieu, fais réussir ses examens à mon enfant !
     - Dieu, donne-moi beaucoup d'argent !
Et pour payer Dieu, ils lui achetaient des moutons, des colombes, des pigeons.
Ce jour-là Jésus en a assez Il prend le fouet et flanque tout le monde dehors. Tous ces marchands de prières et ces voleurs de Dieu ! Jésus libère Dieu.
Depuis Jésus, Dieu n'est plus prisonnier. Et sa vraie maison aujourd'hui, c'est le coeur de l'homme. Dieu n'habite plus le temple, il habite l'homme. »
Jean Debruynne, Prêtre de la Mission de France et Poète (1925-2006)

  • Aide-moi Seigneur à me tourner vers Toi lorsque je sens monter en moi la colère.

III : Et pour nous, aujourd’hui, c’est quoi le temple de Jésus ?

Jésus nous dit que son Temple, c’est une maison de prière… Comme chaque endroit où nous nous trouvons, en réalité !

Oui, nous retrouver en communauté pour prier ensemble, c’est un bonheur, qui nous manque très clairement pendant ces temps de confinement ; mais rappelons-nous que nous sommes chacun, à tout moment, des maisons de prière, des maisons du Seigneur.

Rappelons-nous aussi que notre maison commune, c’est notre Terre.

« Là où nous habitons, nous sommes chez le Seigneur, dit le Père Raphaël Buyse dans son livre Prendre la route avec Madeleine Delbrêl. Il n’est jamais ailleurs pour nous que là où la vie nous pose. Il s’agit donc de prendre soin de cette maison qu’il lui plaît d’habiter, en nous rappelant toujours que, dans notre maison qui est la sienne, le Seigneur « n’a pas de manies de ménage, mais des manies de paix, d’allègement, de simplification et de joie » Madeleine Delbrêl, Si la charité existe…, in Œuvres complètes, tome XVI, Bruyères-le-Châtel, Nouvelle Cité, 2018. »

  • Habiter notre maison commune, dit le Pape François, ici et maintenant. Pas demain et ailleurs ! Y habiter ensemble, nous sentir membres d’ « une sainte famille » en attendant qu’elle soit une famille de saints !

Nous vous souhaitons une bonne journée !
Prenez soin de vous et à bientôt !


Zélie, Madeleine, Emile, Hippolyte, Lucien
Hélène et José

Article publié par Doyenné cambrai • Publié le Vendredi 20 novembre 2020 • 637 visites

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